Aux derniers jours de ta vie, Grand-Papa, tu as montré une force tranquille et inéluctable qu'on ne peut comparer qu'à ce lac face auquel tu as vécu une belle et grande vie, et que tu te plaisais à regarder tous les jours. Comme ce lac, Grand-Papa, tu as été vivant, tu as été limpide et ton absence ne pouvait que laisser un vide immense.... Les vagues ne cessent de frapper les rochers. Toi il y a deux choses auxquelles tu n'as jamais renoncé: travailler et aimer. Tu nous as tous aimés avec tant de vigueur. Tu as su nous montrer que le bonheur se construit au quotidien, qu'il faut se tenir droit dans l'adversité et que Dieu nous accompagne sans cesse. La lac est toujours là, juste à côté. Qui d'entre nous dans la peine et la tourmente n'es pas allé s'asseoir sur son rivage dans l'espoir d'y trouver conseil? Toi Grand-Papa, tu es toujours là, juste à côté, nous le sentons. Tu chercheras toujours à éteindre nos tourments et à consoler nos peines. Déjà, je te demande de commencer par Mamie, avec laquelle tu fus marié pendant 61 ans et que tu n'as jamais cesser d'aimer. Je n'aurais pas pu rêver d'un autre grand-père. À présent, chaque fois que nous regarderons le lac, nous saurons que tu es là. Nous songerons à toi qui es sûrment en train de construire un grand royaume là-haut, afin de mieux nous accueillir quand viendra notre tour. Dieu avait besoin d'un travailleur infatiguable. Ça ne pouvait pas attendre. Nous le comprenons mais tu nous manques. Ce lac, ce sont les larmes que tu as versées et celles que nous versons. Il rend les champs fertiles et fait fleurir nos printemps. Et lorsque nos printemps se seront aussi épuisés, nous serons de nouveau réunis en un seul et même lieu. En terminant Grand-Papa, comme tu me demandais souvent l'heure qu'il était, sache qu'il est 00:21 sur ta montre. Il se peut que les heures nous paraissent longues avant de te revoir, mais dans les circonstances, tu nous dirais sûrement " Raidis-toi, tu es capable". Merci, mon beau Grand-Papa, de nous avoir aimés, enseignés, ainsi que de nous avoir montré la voie. Ce soir, je te laisse partir. Tu es libre comme le vent. Je taime et je ne t'oublierai jamais et je te promets que je vais prendre soin de ta montre jusqu'à ce que le temps s'arrête pour moi également. R.I.P. (L)



